À ce stade, vous connaissez les différences entre les deux grandes catégories de plume : les plumes pointues et les plumes plates. Si ce n’est pas le cas, je vous invite dans un premier temps à lire l’article sur les différences entre les deux.
Vous souhaitez donc débuter la calligraphie à la plume et vous vous demandez par laquelle commencer. Je vous donne ici mon point de vue sur le sujet.
Attention, ici il ne s’agit pas d’un comparatif entre les différentes plumes qui existent sur le marché mais bien d’un comparatif entre les deux grandes catégories de plume présentées dans mon article précédent.
Pour ma part, j’ai débuté mon apprentissage de la calligraphie par la plume biseautée. À cette époque-là, je ne connaissais pas la différence entre ces 2 types de plumes. Mon choix ne s’est donc pas porté sur l’outil mais sur une écriture en particulier pour laquelle j’avais eu un coup de cœur et qui s’écrit… avec une plume plate.
Ce n’est qu’un an après que j’ai commencé la pratique de la plume pointue.
Cependant, avec le recul et l’expérience que j’ai aujourd’hui, je préconise souvent de débuter par la plume pointue. Je vous explique pourquoi.
En calligraphie, il existe ce qu’on appelle le ductus : le sens et l’ordre de tracé d’une lettre.
Dans les écritures réalisées à la plume pointue ( les écritures cursives ou anglaises), le ductus est généralement très proche de celui que nous utilisons quotidiennement en écriture manuscrite. Les gestes sont donc familiers, intuitifs, ancrés dans notre mémoire motrice, car appris depuis l’enfance. On affine donc un mouvement qu’on connaît déjà.
L’intérêt ici est que ça permet de se concentrer sur l’apprentissage du geste calligraphique avec le maniement de l’outil.
À l’inverse, dans les écritures réalisées avec une plume biseautée, comme la chancelière ou la gothique, le ductus peut être totalement différent. Les lettres se construisent parfois dans un sens qui n’a rien à voir avec notre manière actuelle d’écrire. La difficulté est donc qu’en plus de découvrir un nouvel outil, on doit aussi mémoriser un nouveau ductus, qui va parfois à l’encontre de nos automatismes. Cela demande plus de patience, plus de disponibilité mentale, et peut être plus déstabilisant au début.
C’est pour cela que dans la plupart des cas, je conseille de commencer par la plume pointue, elle permet d’entrer dans la calligraphie avec fluidité, plaisir et confiance et de ne pas se décourager.
La plume plate reste évidemment un terrain d’exploration extraordinaire et elle ouvre la porte à tout un univers d’écritures historiques et structurées. Mais peut être que cela mérite un article à part entière.
Dites moi en commentaire si cet article vous a aidé à y voir plus clair 🙂


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